Printemps au Parc Ornithologique du Marquenterre

Dernière mise à jour : 26 avr.


Et si nous commencions par un mini contexte ?


Niché au cœur des 3 000 ha de la Réserve Naturelle de la Baie de Somme, le Parc du Marquenterre est une étape à ne pas manquer pour l'observation des oiseaux.


La Parc c'est : 200 ha d'habitats naturels, environ 6 km de parcours, 14 postes d'observation, plus de 300 espèces d'oiseaux, un territoire riche d'histoires, des guides passionnés et de nombreuses animations pour tous...


Munissez vous d'une paire de chaussures de randonnée et d'une paire de jumelles : vous êtes fin prêts à vous plonger dans l'intimité des oiseaux au fil des saisons.


 

J'ai rejoint, cette année, la nouvelle équipe des guides nature en formation pour la validation d'un diplôme universitaire. J'ai donc la chance d'être formée au sein même du parc et à la fois vivre une expérience salariée au plus près des oiseaux du territoire.


Je vous propose donc une saison photographique artistique en immersion au Parc Ornithologique du Marquenterre, accompagné de quelques commentaires sur les comportements observés.


Je vous proposerai, par la suite, d'autres articles plus spécifiques et abordant des notions plus naturalistes et scientifiques.


Observatoire ornithologique



C'est un mois de transition, entre l'hiver et le printemps, pour de nombreuses espèces.

Ici, je parlerai des généralités liées au Parc du Marquenterre. Je ne m'étalerais donc pas sur les détails à l'échelle nationale.


La fin de la période d'hivernage :

L'hiver étant plus rude au nord de l'Europe, un grand nombre de canards (et d'autres espèces) passent cette saison sur des zones d'hivernage du parc, où le climat est plus doux. Il en va de même pour les espèces migratrices qui séjournent au parc à la belle saison et fuient l'hiver pour se rendre en Afrique. Les espèces sédentaires, quant à elles, supportent toutes les saisons sur notre territoire.

On assite alors à des départs et arrivées de migration de printemps.


Le début de la migration de printemps :

Les espèces migratrices s'envolent depuis l'hémisphère sud pour rejoindre leurs zones de nidification au sein de parc, ou bien quittent leurs quartiers d'hivernage au parc pour nidifier au nord de l'Europe. C'est aussi le cas des oiseaux migrateurs partiels qui remontent, eux, du sud vers le nord de la France. Ces migrations vont s'étaler jusqu'au mois d'avril.

On peut tout de même commencer à assister à l'installation de colonies de nicheurs, aux premières parades nuptiales voire même aux premiers accouplement avec construction des nids.


Aigrette garzette (Egretta garzetta) - Depuis observatoire 4

Ici, cet individu est simplement au repos mais reste attentive au moindre dérangement. Posté sur une dune au bord des plans d'eau, cette aigrette au bec noir profite d'un bain de soleil et scrute son territoire pour une prochaine partie de pêche.


Rougegorge familier (Erithacus rubecula) - Sur le long du parcours

C'est une espèce sédentaire, qui affronte l'hiver au parc. Il gonfle son plumage pour lutter contre le froid. De ce fait, il emprisonne une couche d'air isolante qui lui permet de conserver la chaleur de son corps. Cela lui procure alors une allure de petite boule, comme s'il avait enfilé sa doudoune.



Bécassine des marais (Gallinago gallinago) - Depuis observatoire 1

Dotée d'une incroyable capacité de mimétisme (de nombreuses espèces adopte ce mode de camouflage), la bécassine des marais se confond avec la végétation des marais. Ici, cet individu s'offre un petit brin de toilette au bord de l'eau. Cette espèce hiverne dans le parc et migre au printemps pour se reproduire dans l'Europe du Nord.


Faisan de Colchide (Phasianus colchicus) - Sur le long du parcours

Bon nombre de faisans sur le parc sont peu farouche et observables facilement. Il n'est pas non plus très discret lorsqu'il lance son cri d'alarme alors que nous nous trouvions sur son territoire. On peut alors contempler la belle toison colorée des mâles.


Cigogne blanche (Ciconia ciconia) - Sur les prairies le long du parcours

Les cigognes reviennent tout droit d'Afrique pour se reproduire dans le parc (et ailleurs en France). Elles nichent sur les plateformes qui leur sont dédiées ou dans les grands pins laricios qui forment une héronnière attractive pour plusieurs grands échassiers. On peut l'observer ici en train de chercher de la nourriture au sol. Elle se nourrit essentiellement d'invertébrés (orthoptères, coléoptères, lombrics, escargots et limaces...) et de petits vertébrés (petits poissons, amphibiens, reptiles, petits mammifères).




A SUIVRE...